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La nouvelle frontière du marché des télécommunications

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Le marché des fusions et acquisitions pour le secteur des télécommunications est en état d’excitation dans les pays émergents. Les transactions pour 2010 sont à ce jour à leur plus haut niveau depuis une décennie. Les opérateurs font preuve d’audace pour s’assurer d’une plus grande présence en Afrique et en Asie.

La compagnie publique d’Abou Dhabi, Etisalat, envisage de prendre une participation dans son homologue indien, et le sud-africain MTN espère acquérir tout ou partie de l’égyptien Orascom Telecom. Tout cela, deux mois à peine après que l’indien Bharti Airtel a dépensé 7,8 milliards d’euros pour s’emparer des actifs africains du koweïtien Zain. Etant donné que les cibles importantes se font rares, il s’agit clairement d’un marché vendeur.

Risques élevés

L’objectif d’Etisalat – détenu à 60 % par les Emirats arabes unis – semble assez évident. L’opérateur souhaite sceller un accord avec Reliance Communications, le dernier des trois plus grands opérateurs indiens à être uniquement centré sur son marché local. En vertu des règles de propriété étrangère en Inde, Etisalat devrait donc former une joint-venture.

De son côté, le directeur général de MTN, Phuthuma Nhleko, connu pour son avidité en affaires, a besoin de l’approbation du gouvernement algérien avant de concrétiser son entente avec Orascom. Le marché nord-africain est le troisième plus grand du continent africain, en termes de connexions. Ainsi, les deux opérateurs se classeraient en sixième position au niveau mondial, pour les liaisons par téléphone portable, selon le cabinet d’études de marché Wireless Intelligence.

Le hic, c’est que Orascom est lui-même en litige avec Alger. Donc, si M. Nhleko ne peut pas obtenir le groupe égyptien avant 2011, quand se terminera son mandat, il pourrait bien être tenté de relancer les discussions entre MTN et Reliance. A l’origine de l’échec des pourparlers de cette fusion en 2008 : une querelle entre les frères Ambani, qui contrôlent Reliance, désormais réconciliés. Le défi serait donc de convenir d’un accord avec Reliance, avant que ce dernier ne se rapproche d’Etisalat.

Tous ces rapprochements comprennent cependant un risque, tant au niveau politique qu’en termes de réglementation, et offrent des économies d’échelle sans pour autant apporter des synergies. Certes, il peut y avoir certains avantages à se diversifier sur le plan géographique. Mais des entreprises comme le britannique Vodafone et l’espagnol Telefonica ont jusqu’à présent échoué à faire fructifier leur stratégie de diversification.

Les risques sont élevés. Ces opérations dénotent un «  optimisme naïf », selon les mots de l’économiste John Maynard Keynes (1883-1946), car elles s’avèrent de véritables défis financiers, réglementaires et politiques.

(Traduction de Séverine Gautron.)

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