Enquête de conjoncture : Les ménages un peu plus confiants

Enquête de conjoncture : Les ménages un peu plus confiants dans Conjoncture Economique 2010807-p-ECO

Le Haut commissariat au plan (HCP) vient de rendre publics les résultats de l’enquête de conjoncture auprès des ménages relatifs au deuxième trimestre 2010. Les foyers marocains se sont avérés un peu plus optimistes mais le bilan reste tout de même un peu mitigé.

La note d’information du HCP relative à l’évolution de l’Indice de confiance des ménages (ICM) a pour principal objectif la prédiction de la consommation future de ces derniers ainsi que la perception de l’évolution de l’environnement socio-économique de leur condition. Tout d’abord et avant d’exposer les résultats statistiques de l’enquête, rappelons ce que c’est l’ICM et les différents facteurs qui participent à son élaboration. L’ICM est un chiffre calculé qui vise à estimer (avec un intervalle de confiance acceptable) la consommation future des ménages.

La méthode de calcul de cet indice diffère selon les instituts mondiaux. Au Maroc, il est calculé sur la base de sept indicateurs dont trois relatifs à la situation propre du ménage et quatre à la situation générale. Il n’est ni plus ni moins que la moyenne arithmétique des soldes de ces sept indicateurs (augmentée de 100, sa valeur varie donc entre 0 et 200) qui sont : l’évolution passée du niveau de vie, la perspective d’évolution du niveau de vie, la perspective d’évolution du nombre de chômeurs, l’opportunité d’achat de biens durables, la situation financière actuelle des ménages, l’évolution passée de la situation financière des ménages et enfin l’ évolution future de la situation financière de ces derniers.

La dernière enquête du HCP utilise la même méthodologie. Il en ressort que l’ICM du deuxième trimestre 2010 a connu une légère hausse de 1,2 point par rapport au même trimestre
2009, néanmoins son niveau (non corrigé des variations saisonnières) reste légèrement inférieur de 1,3 point à celui du premier trimestre 2010.
Par ailleurs, si on décortique ce résultat en analysant l’évolution des sept indicateurs cités ci-dessus, on constate que ce sont les déclarations des ménages concernant l’évolution du niveau de vie et les opportunités d’achat de biens durables qui tirent l’ICM vers le haut.

En effet, les réponses des personnes questionnées font ressortir, au deuxième trimestre 2010 par rapport au même trimestre 2009, un avis plus favorable par rapport à l’évolution future du niveau de vie. Cet indicateur a augmenté de 6,3 points, ce qui dénote un optimisme moral quant aux perspectives d’évolution future du niveau de vie.
Cependant, cette hausse est moins importante quand il s’agit de l’indice d’évolution passée du niveau de vie, ceci peut se traduire par: «Demain sera mieux qu’hier».

D’autre part, les ménages marocains sont plus nombreux au deuxième trimestre 2010 par rapport au même trimestre 2009 à penser que le moment est favorable pour réaliser des achats en biens durables. Cet indicateur a augmenté de 9 points.
Notons au passage que c’est la hausse la plus importante parmi tous les indicateurs de la conjoncture.

Ceci est très significatif et de bon augure pour l’économie nationale car un individu qui estime qu’il faut investir dans des biens durables est une personne qui fait confiance à la stabilité de l’économie de son pays, et ce à long terme.
Par contre, la tendance s’inverse quand il s’agit du niveau futur du chômage. Les ménages sont plus nombreux à prédire une augmentation du nombre des chômeurs dans les prochains mois.

La même opinion est observée concernant l’évolution des prix à la consommation car les ménages estiment au deuxième trimestre 2010, qu’en général, les prix ont connu une augmentation considérable au cours des douze derniers mois et surtout s’agissant des produits alimentaires et le transport. wQuant aux perspectives d’évolution du niveau général des prix, l’indicateur a perdu 7 points, ce qui témoigne d’un grand degré de pessimisme mais ceci n’a rien d’alarmant car empiriquement, les Marocains savent qu’à l’approche du mois de Ramadan, les prix des produits de consommation ont tendance à augmenter.
L’avènement du mois sacré (combiné à celui de la rentrée scolaire) explique aussi le sentiment défavorable exprimé à l’égard de l’évolution future de la situation financière des ménages.

En effet, cet indicateur a perdu plus de 10 points au cours du deuxième trimestre 2010.
Et enfin, c’est probablement pour ces mêmes raisons que les foyers marocains sont défaitistes au cours du deuxième trimestre 2010.
Quant à leur capacité d’épargner, ils considèrent que cette dernière dans les mois à venir va se détériorer sensiblement car le solde relatif à cet indicateur est en baisse de 4 points.
Le bilan est dans sa globalité optimiste et laisse présager une plus grande tranquillité d’esprit vis-à-vis de la consommation nationale, ce qui confirme les propos de certains économistes nationaux qui parlent du commencement de la fin de la crise financière.

Des questions qualitatives

Le HCP rappelle que les questions abordées sont qualitatives à 3 modalités (amélioration, stagnation, détérioration). Les évolutions se réfèrent à une période de 12 mois. Les résultats sont présentés sous forme de soldes (différence entre les pourcentages des réponses « amélioration » et des réponses «détérioration»). Le niveau des soldes n’est pas directement interprétable, c’est leur évolution qui est analysée. L’Indicateur de confiance des ménages (ICM) est calculé sur la base de sept indicateurs, quatre relatifs à la situation générale et trois à la situation propre du ménage.
Outre l’évolution passée du niveau de vie, les perspectives d’évolution de ce niveau, du nombre des chômeurs, la démarche vise à cerner les opportunités d’achat de biens durables, la situation financière actuelle des ménages…. L’ICM est la moyenne arithmétique simple des soldes des 7 indicateurs, augmentée de 100, sa valeur varie ainsi de 0 à 200.

Tendances

  • L’ICM du deuxième trimestre 2010 a connu une légère hausse de 1,2 point par rapport au même trimestre 2009

  • Néanmoins, son niveau (non corrigé des variations saisonnières) reste légèrement inférieur de 1,3 point à celui du premier trimestre 2010.

  • Au Maroc, cet indice est calculé sur la base de sept indicateurs dont trois relatifs à la situation propre du ménage et quatre à la situation générale.

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