dans Conjoncture Economique 090411_p_croissance

Selon le Centre marocain de conjoncture, l’orientation favorable de l’économie marocaine profiterait de la poursuite de la dynamique de la consommation locale.

À l’instar des autres centres de prévision, le Centre marocain de conjoncture (CMC) vient de rendre sa copie en matière des perspectives de croissance pour 2011. Selon cet observatoire privé de l’économie marocaine, la tendance au ralentissement pourrait cesser et, en filigrane, une accélération de la croissance pourrait s’opérer, avec un taux de l’ordre de 4,6%. Sous l’effet de l’élargissement de la valeur ajoutée non agricole, l’économie marocaine devrait ainsi parvenir en 2011 à consolider une certaine cadence. «Cette dynamique est induite par le bon développement de la demande extérieure, elle-même attribuable à une conjoncture de plus en plus favorable caractérisée par une reprise du commerce mondial, une absence des pressions inflationnistes et un retour progressif vers le calme des marchés financiers».

Pour le CMC, ce taux serait encore «plus important si la production agricole enregistre une bonne performance ». L’orientation favorable de l’économie marocaine devrait également profiter de la poursuite de la dynamique de la consommation locale, notamment celle des ménages. Ces perspectives sont aussi conditionnées, du côté de la demande, par le programme de politique économique dans ses volets budgétaire, monétaire et financier.
Dans cette foulée, Bank Al-Maghrib estime que les perspectives demeurent globalement favorables, avec des prévisions indiquant une stabilisation de la performance des activités agricoles et une amélioration progressive des activités non agricoles.

Globalement, les évolutions conjoncturelles des différentes branches d’activité semblent conforter une amélioration progressive des activités non agricoles au cours de 2011, laissant entrevoir un accroissement compris entre 4,5 et 5,5% de leur valeur ajoutée. Conjuguée à la stabilisation de la performance des activités agricoles, cette évolution devrait donner lieu à une croissance globale comprise entre 4 et 5% pour l’ensemble de l’année. Notant, par ailleurs, un ralentissement de l’activité économique depuis 2008, dans la mesure où la croissance est passée de 5,6% en 2008 à 3,3% en 2010, le CMC estime que «ce ralentissement est attribué, principalement, à celui de la consommation finale dont le rythme a été sérieusement freiné depuis le début de la crise». Dans une de ses dernières publications, le comité scientifique de ce centre impute cette tendance au niveau des dépenses publiques dont l’accroissement a été brutalement freiné, surtout après la forte poussée de 2009 où la demande des administrations a crû de 11,2%. De la même manière, «la dynamique de l’investissement enregistrée en 2008 ne s’est pas poursuivie à la même cadence les années suivantes».
S’agissant de la situation des échanges commerciaux du Maroc en 2010, et malgré les conséquences de la crise économique sur les secteurs exposés de l’économie marocaine, les échanges du Maroc avec le reste du monde ont été relativement favorables.

En effet, après une chute de 27,4% en 2009, les exportations marocaines des marchandises ont augmenté de 30% en 2010. Cette tendance est imprimée plus particulièrement par la reprise des ventes des phosphates sur le marché mondial. Un profil identique a été observé pour les importations. Cette physionomie a été façonnée par une orientation positive des achats du Maroc en pétrole en provenance du reste du monde. Cette situation a permis de faire passer le taux de couverture des importations par les exportations entre 2009 et 2010 de 43% à 49%. Ce qui demeure néanmoins faible. En outre, le déficit commercial est demeuré pratiquement inchangé sur la période. En matière de finances publiques, les recettes de l’État au titre de 2010 se sont inscrites en légère hausse. «Cette orientation favorable est principalement due au bon comportement des recettes issues des impôts indirects.» En revanche, l’observatoire privé note un repli des recettes des impôts directs. De leur côté, les dépenses de l’État n’ont pas connu d’essoufflement en 2010. La hausse du prix du pétrole et de certaines matières premières a fortement pesé sur ces dépenses. Ces évolutions des recettes et des dépenses se sont traduites par un déficit budgétaire record de 30 milliards de dirhams. Par ailleurs, la politique monétaire menée depuis quelques années par le pays semble être accommodante. Elle a assuré le financement de l’économie de façon adéquate. Les crédits à l’économie ont continué de croître entre 2009 et 2010.

Pouvoir d’achat des ménages
Des estimations effectuées par Bank Al-Maghrib montrent une amélioration des déterminants de la consommation des ménages, avec une progression de 5,8% du revenu national brut disponible par habitant en 2011 contre 4,6% en 2010, elle-même attribuable à la hausse des activités non agricoles et à la consolidation progressive des transferts des MRE. Par ailleurs, la décision prise par l’État de prévoir un montant additionnel de 15 milliards de dirhams au titre de la charge de compensation, portant ainsi cette dépense à 32 milliards, devrait limiter l’impact du renchérissement des matières premières sur le pouvoir d’achat des ménages, contribuant ainsi au soutien des dépenses de consommation en 2011.

Par Abdelali boukhalef | LE MATIN

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