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La flambée des cours des matières premières alourdit la charge de la compensation.

Les droits d’enregistrement et la TVA ont eu un impact positif sur les recettes ordinaires du budget de l’État au terme du premier mois de l’année 2011. Chose qui a permis au Trésor de contrebalancer la baisse des impôts directs. En revanche, les dépenses ordinaires hors compensation ont connu une aggravation par rapport à janvier 2010. D’après la dernière note de conjoncture du ministère des Finances, les recettes fiscales ont enregistré 13,6 milliards de dirhams, en hausse de 1,1% en glissement annuel. Cette évolution découle de la bonne performance des recettes d’enregistrement et de timbre et de celles des impôts indirects. Les recettes des impôts directs, elles, ont reculé de 18% à 4,1 milliards de dirhams, en lien essentiellement avec la baisse du versement spontané au titre de l’IS de 52,2% en janvier 2011, alors que les recettes générées au titre de l’IR se sont raffermies de 2,3%.En effet, les recettes de l’IS sont revenues à 884 millions de dirhams au lieu de 1,85 milliard de dirhams un an auparavant et celles de l’IR sont passées à 3,03 milliards de dirhams au lieu de 2,97 milliards en 2010.Les recettes des impôts indirects se sont établies à 6,3 milliards de dirhams, en progression de 4,5%. Cette performance est tirée surtout par la bonne tenue des recettes de la TVA qui ont progressé de 8% pour totaliser un montant de 4,5 milliards de dirhams, traduisant ainsi un bon dynamisme au niveau de la consommation des ménages et au niveau des importations. Pour leur part, les recettes des TIC ont accusé une baisse de 3,6% pour se situer à 1,8 milliard de dirhams, suite essentiellement à la baisse des recettes des TIC sur les produits énergétiques de 9,3%, alors que celles afférentes aux tabacs se sont appréciées de 2,7%. Les recettes relatives aux droits d’enregistrement et de timbre ont totalisé 2,4 milliards de dirhams, en progression de 54,6%, sous l’effet notamment de la réalisation d’opérations ponctuelles durant le mois de janvier 2011. Les recettes perçues au titre des droits de douane ont, quant à elles, baissé de 7,2% pour se situer à 865 millions de dirhams.

De leur côté, les recettes non fiscales se sont établies à 443 millions de dirhams, en hausse de 43,8%. Cette évolution, explique la note du ministère des Finances, est attribuable, d’une part, au raffermissement des recettes non fiscales hors monopoles de 60,5% qui s’établissent à 406 millions de dirhams provenant notamment des fonds de concours (111 millions de dirhams à fin janvier 2011) et de l’augmentation de la redevance gazoduc de 32,8% et, d’autre part, à la contraction des recettes de monopoles de 32,7%.
Du côté des dépenses, celles ordinaires se sont raffermies de 18,9% par rapport à janvier 2010 sous l’effet de la hausse de l’enveloppe de compensation. Hors cette charge, les dépenses ordinaires ont progressé de 10,4%. Les dépenses de biens et services se sont inscrites en hausse de 5,1%, recouvrant une augmentation des dépenses du personnel de 5,4% et une hausse de celles des autres biens et services de 4,6%. Les charges en intérêts de la dette ont augmenté de 62,2%, sous l’effet de la hausse de celles de la dette intérieure de 58,4% et de celles de la dette extérieure de 120,8%. Les dépenses de compensation ont atteint 3,4 milliards de dirhams, en progression de 80,2% en glissement annuel, sous l’effet de la flambée des cours internationaux des matières premières. Pour leur part, les dépenses d’investissement ont atteint 7,3 milliards de dirhams, contre près de 7 milliards au titre de la même période de l’année 2010, soit une hausse de 4,9% et un taux de réalisation de 15,2%.

Ces dépenses tiennent compte du virement aux comptes spéciaux du Trésor d’un montant de 6 milliards de dirhams. En définitive, l’exécution de la loi de Finances 2011 s’avère déficitaire avec un solde négatif de l’ordre de 3,4 milliards de dirhams, contre 2,4 milliards de dirhams un an auparavant. Sachant que le stock des arriérés de paiement a été réduit de 2,7 milliards de dirhams par rapport à fin décembre 2010. Le besoin de financement du Trésor s’est élevé à 6,1 milliards de dirhams. Tenant compte d’un flux net extérieur positif de 717 millions de dirhams, le Trésor a dû mobiliser 5,4 milliards de dirhams sur le marché intérieur pour combler son besoin de financement.

Décélération des crédits bancaires

À fin février 2011, les créances sur l’économie ont atteint 702,3 milliards de dirhams, en hausse de 1,6% par rapport au mois précédent, consécutivement à la hausse des crédits de trésorerie de 3,5% et des crédits immobiliers de 1,2%. En glissement annuel, ces créances ont augmenté de 5,5% ou 36,9 milliards de dirhams, après une augmentation de 14,1% ou 82,1 milliards à fin février 2010. Cette évolution découle du ralentissement du rythme de progression en glissement annuel des crédits bancaires qui est passé à +6,6% après +11,5% à fin février 2010. Par objet économique, cette tendance recouvre essentiellement la progression des crédits à l’équipement, immobiliers, à la consommation et de trésorerie, respectivement de 14,6%, de 8,9%, de 7,7%, et de 7,1%, après avoir augmenté de 20,1%, de 13,3%, de 17,2% et de 2,7% une année auparavant. En revanche, les créances diverses sur la clientèle et les créances en souffrance ont diminué de 5,7% et de 0,7% respectivement, après des progressions respectives de 12,4% et de 5,6% un an auparavant.

Par Wadie El Mouden | LE MATIN

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